Publié le 11/03/2009 à 12:00 par histoiredesafrosamericains
« I have a Dream, j’ai fait le rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les enfants des anciens esclaves et ceux des anciens maîtres s’assoiront ensemble à la table de la fraternité ». Voici une citation qui en dit long sur les pensées qui habitaient l’ensemble des populations noires américaines dans la période des Sixties. A ce moment, l’ensemble de la société américaine connaît un grand bouleversement. Les minorités ethniques et raciales souhaitent obtenir l’égalité des droits. Ils revendiquent également leur intégration et leur droit à la différence. Ils pourront compter sur le soutien des blancs libéraux qui jugent insupportable qu’une société démocratique soit aussi une société inégalitaire et raciste. La minorité noire réclame la fin de la ségrégation raciale. Pour cela ils devront s’ « armer » de diverses idéologies pour permettre un changement parfois radical.
On désigne « afro-américains » dès 1933, un individu étant d’origine africaine aux Etats-Unis, issus de la traite négrière, et de l’immigration du à l’American Dream. Confrontés aux dures lois de la Constitution américaine qui engendreront des inégalités économiques et sociales. En effet, les citoyens de race noir ne bénéficieront pas des mêmes droits que des citoyens de race blanche. Dès lors, les afro-américains seront à l’origine d’évènements majeurs pour la cause de leur communauté.
Ce sont ces évènements qui ont causé l’émergence de « la question noire « dans la vie quotidienne des Etats-Unis. En effet, longtemps considérés par les Américains de race blanche comme des êtres inférieurs, les Noirs émergent peu à peu hors de la condition qui leur était réservée.
Nous nous interrogerons donc sur l’évolution de la question de la discrimination raciale aux Etats-Unis, et nous nous interrogerons sur la tournure qu’on prit les combats des Afro-américains.
Pour cela , notre analyse sera triple, dans un premier temps, nous verrons comment et par quels moyens, toute une communauté a pu voir le jour, pour enfin atteindre une certaine reconnaissance de la part des « Blancs ». Par la suite, nous constaterons que cette discrimination s’adapte a tous les domaines, qu’ils soient économique, sociale voir même spatiale. Enfin, nous observerons que cette lutte contre un déséquilibre sociale et racial progressif aboutira à la propulsion d’une élite noire.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par histoiredesafrosamericains
a ) les leaders noirs, leurs idéaux:
Après les nombreux évènements lié à la question noire, les années soixante vont abritées l’émergence de divers mouvements Noirs Américains. Ces mouvements pouvant être synonyme d’actions pacifistes ou violentes,en allant du pasteur Martin Luther King, de Malcolm X jusq'aux Blacks Panthers, luttant pour les Civils Rights pour que l’égalité soit enfin reconnue aux citoyens noirs américains. Mais avant cela, ce sont deux théories qui inspireront les associations crées par les leaders noirs, qui verront le jour entre 1900 et 1930. Cette idéolgie revendicative voit le jour au lendemain de la Guerre de Secession et s'affirme progressivement au XXème s. Elle se présente sous forme de deux courants : l'une ayant pour objectif l'assimilation des populations noirs aux populations blanches. L'autre revendiquant l'unité essentiel et determinante des peuples d'Afrique pour fondé une nation indépendante régénérée. C'est le Panafricanisme sous l'impulsion de Marcus Garvey. Ces deux courants veulent la réhabilitation des Noirs par l'égalité des droits avec les Blancs.
Mais la figure de proue des droits civiques reste le pasteur King.
Martin Luther King fut militant pacifiste pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, et contre la pauvreté. Il faut savoir que King s'inspire en partie de la religion et de Gandhi. Selon lui, ils sont le sens et la méthode de l'action. En effet, il semble que la non-violence soit compatible avec ses principes religieux. Il emprunte aussi la méthode de la désobéissance civile chère à Gandhi. La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi, elle peut être définie comme un acte public mais non-violent. Selon, King la loi est injuste donc chacun à la responsabilité morale de désobéir à ces lois. Il affirmera dans sa lettre « Lettre de la prison de Birmingham » que « une injustice où qu'elle soit est une menace pour la justice partout ». Juqu’à la fin sa vie, Martin Luther s’opposera à la radicalisation de la violence prônée par le Black Power. Il affirme donc que les émeutes n’aboutissent à rien.
Mais il est aussi en faveur de l’égalité raciale comme il l’évoque dans son célèbre discours I have a dream. Le changement pour les Noirs ne viendra que par la victoire politique.
MLK expose diffèrent aspects de la non-violence, nous avons choisi les plus importants:
1) La résistance non-violente n'est pas destinée aux peureux ; c'est une véritable résistance.
2) La non-violence ne cherche pas à vaincre ni à humilier l'adversaire, mais à conquérir sa compréhension et son amitié.
3) C'est une méthode qui s'attaque aux forces du mal, et non aux personnes qui se trouvent être les instruments du mal.
6) la résistance non-violente se fonde sur la conviction que la loi qui régit l'univers est une loi de justice.
En outre, les opposants à Martin Luther King pense que la lutte pour les droits civiques doit se passer dans les tribunaux et non dans la rue. Il répliquera, en affirmant que sans des actions directes et puissantes les droits civiques ne seraient jamais obtenues. « Attendre a toujours presque signifié jamais ». Ses nombreux discours et ses aspirations nous laissent penser qu’il est plutôt pour l’assimilation des afro-américains à la société blanche. Et s’oppose en toutes formes au Panafricanisme.
Martin Luther King Jr. fut assassiné en 1968 et les suspicions sur l’objet d’un complot sont davantage débattues.
Des divers luttes émergeront différents idéaux se détournant des idées de Martin Luther King, en prônant l'autodéfense, la suprématie de la race noire et la violence. L'homme qui sera aussi engagé que MLK sur la question noire aux E-U se présente sous le nom de Malcolm X. Surnommé "Red" à cause de ses cheveux roux lorsqu'il était jeune, il est aussi connu sous le nom de El-Hajj Malik El-Shabazz, après s'être converti à l'Islam lors d'un pèlerinage à La Mecque. Il fut d'abord un prêcheur musulman afro-américain, par la suite porte-parole national de Nation of Islam. Ayant un passé trouble pour avoir débuté comme trafiquant de drogue et cambrioleur, il finit par devenir un grand meneur du nationalisme noir aux E-U. Malcolm X était un meneur militant, il savait s'attirer l'adhésion de la foule à l'aide de discours à la fois poignant et persuasif. Il soutenait la fierté noire ( Black Pride ), l'autosuffisance économique et l'affirmation d'une identité politique afro-américaine ( Black Nationalism ). Il est essentiellement connue pour ses déclarations à la fois virulentes et très significatives comme: « Nous déclarons notre droit sur cette terre en tant qu’être humain, (…), de jouir des mêmes droits qu’un humain dans notre société, sur cette Terre, en ce jour… ». C’est à dire la liberté, la justice et l’égalité, par tous les moyens nécessaires ! ». Selon lui, il faut avoir recours à tous les moyens, même les plus radicales. Même s’il soutient les idéaux du Black Nationalism, sa politique finira par s’assouplir.
L'amérique blanche désignait Malcolm X comme un violent, un extrémiste, mais il n'a jamais été impliqué dans quelques formes de violences que ce soit, si ce n'est celles dont il a été la victime.
Mais avant de partir seul, nous pouvons affirmer que The Red fut influencé par un mouvement politique réputé aux États- Unis et toujours d’actualité. C’est le pouvoir noir.
Le black power est un mouvement politique qui vise à une nouvelle prise de conscience des Noirs aux Etats-Unis. Il existe en même temps que le Mouvement des Droits Civiques. Leurs convictions étant aussi fortes que leur symbole qui est la panthère noire. Puisque c'est "un animal qui n'attaque pas mais se défend férocement". Le Black Power est un mouvement plus radical dans la violence. Il vise en quelque sorte à "abattre" le pouvoir des blancs racistes pour établir un nouveau pouvoir noir, la suprématie noire.
C'est un livre qui sera publié en 1967 qui révélera la doctrine de ce mouvement, il sera intitulé Black Power, ou la politique de la libération en Amérique.
C'est en 1966 qu'un homme nommé Stockely Carmichael alors président du SNICK (student non-violent coordinatoing committee) fait naître l'expression de "Black Power" ou pouvoir noir. Cette expression est notamment accompagnée d'une revendication spécifique.
En effet, il n'est plus possible que les afro américains restent passif face a l'établissement des lois, ils ne peuvent plus se contenter de la promotion de quelques noirs pour des postes à responsabilité à l'intérieur d'une société blanche. C'est pour cela que toute la communauté noire est alors incitée à lutter pour sa propre promotion pour accéder a son ascension sociale, ainsi que la coopération véritable entre les deux races. Celle-ci ne pouvant exister que dans l'égalité. Cependant, ce mouvement du black power prône un "retour aux sources", prendre conscience de ce qu'elle est, de ses racines, de son histoire, de sa culture mais avant tout d'inciter ces populations à intégrer des organisations spécifiques. Selon l'un de leurs principaux leaders, Stockely Carmichael, " les Noirs peuvent coopérer avec la société dominante aux Etats-Unis en la transformant et en rejetant ses principes anciennement établies que nous jugeons racistes". Ces partisans expriment donc une rupture avec les valeurs établis au sein de la société américaine.
Au sein de ce parti politique se distinguent deux idéologies qui sont les Black Panthers et les Blacks Muslims
Le black panther party, à ses débuts appelé le "Black Panther Party for Self-Defense", est un mouvement révolutionnaire afro-américain fondé en 1966 par Bobby Seal et Huey P. Newton. Cette organisation est principalement connue pour ses programmes comme le "Ten Point Plan", le "Free Breakfast for Children". Le "Ten Point Plan" fut l'un des documents centraux du parti et sa diffusion fut une véritable arme de propagande. Bien entendu, ce programme se divise en 10 axes et dont nous allons citer les principes:
1. « Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer le destin de notre Communauté Noire ».
2. « Nous voulons le plein emploi pour notre peuple ».
3. « Nous voulons la fin du vol de notre Communauté Noire par les riches capitalistes ». Nous pouvons remarquer une influence communiste pourtant mal vu par la société américaine.
4. Nous voulons des habitations descentes, propres à l'hébergement de personnes.
5. « Nous voulons une éducation pour notre peuple qui expose la véritable nature de cette société Américaine décadente. Nous voulons une éducation qui nous enseigne notre véritable histoire et notre véritable rôle dans la société d'aujourd'hui ».
7. « Nous voulons la fin immédiate de la brutalité policière et du meurtre des personnes noires ».
9. « Nous voulons que toutes les personnes noires amenés en cour soient juges par leurs pairs ou par des personnes de leurs communautés noires tel que défini dans la Constitution des états-Unis. Ils veulent une justice noir ».
Et pour finir: 10. Nous voulons des terres, du pain, des logements, de l'éducation, des vêtements, la justice et la paix.
Enfin, le Black Muslims est une organisation religieuse des Etats-Unis regroupant surtout des Noirs de confession musulmane. Ses dirigeants prônent la coopération et l'autarcie économiques, ils recommandent un comportement musulman rigoureux quant aux mode de vie, à l'habillement et aux relations avec autrui. Ils auront pour but d’être actifs au sein de la société noire américaine en construisant des écoles, en ouvrant de nombreux foyers sociaux …Lorsque le parti est le plus populaire, c’est Elijah Mohammed qui est à la direction du mouvement. C’est comme le père fondateur de l’idéologie de X. Mais cette organisation a pour beaucoup à l’image d’une secte. Même en suivant les plus durs préceptes de l’Islam parfois nous constatons des dérives mystiques et irrationnelles. Lorsqu’ils affirment que « les Blancs sont une race inférieure, créée par un scientifique noir, du nom de Yakub, il y a 6000 ans. Ils sont les représentants du diable sur la terre, mais les prophéties annoncent la fin de leur règne ».
Cependant, l’idéologie de Nation of Islam ou Blacks Muslims ne se limite pas au domaine religieux. Elle a aussi une forte composante sociale et politique. De telle sorte qu’elle se rapproche du Panafricanisme. Leur idée centrale est l’indépendance du peuple noire et bien entendu le retour au source. C’est pour cela qu’ils changent de nom ou de prénom. C’est une règle à l’intérieur de la communauté. Tout comme concernant l’idéologie qui est de rompre avec son passé d’incroyant.
Cette indépendance s’exprime aussi dans le domaine économique. En effet, ils sont en faveur de la construction d’entreprises noires, l’achat préférentiel dans ces entreprises tout en favorisant l’emploi des membres de la communauté . Il s’agit d’une part d’acquérir un statut social plus favorisé, et d’autre part de ne plus dépendre des patrons blancs à la fois capitaliste et raciste. Il veulent donc vivre en communauté. Elle veut en quelque sorte affirmer sa propre autosuffisance.
Le groupe apparaît comme portant à la fois un message politique avec le nationalisme noir et l’indépendance, un message social avec le désir de l’amélioration de l’éducation et de l’autonomie économique des Noirs.
Ces mêmes grands personnages de la révolte noire (MLK, Mx, blacks panthères) vont provoqués des évènements qui concerneront l'ensemble de la population noire Américaine.
b ) les grands combats, la révolte de toute une communauté
Ces mouvements, sont des mouvements de révolte, cette phrase est bien le reflet de ce que pense la population noire Américaine. "Pour obtenir les droits civiques, il faut que les Noirs commencent par acquérir le respect d'eux-mêmes". Cette citation de MLK montre en lui et en tout le peuple noir qu’il y a une véritable envie de changement. Plusieurs manifestation et discours vont être organisé pour plaider la cause de l’inégalité entre noire et blanc. En 1965, une marche de Selma est organisé à Montgomery dans l’ Alabama par MLK cette marche auras un succès important 1964. Et elle sera souvent associé à la célèbre déclaration de King. « Pour obtenir les droits civiques, il faut que les noires commence par acquérir le respect d’eux mêmes ».
Montgomery est une ville du Sud où 50 000 Noirs côtoient 80 000 Blancs. Nous constatons la très forte représentativité des afros. Comme l'affirme Martin Luther King, " même lorsque nous sommes inférieurs, les Blancs ont l'impression que nous somme en surnombre, d'ou ...". La ségrégation dans les autobus urbains y est particulièrement humiliante pour les Noirs qui doivent rester debout à côté des sièges vides réservés aux Blancs quand les sièges réservés aux Noirs sont complets, mais céder leur place quand les sièges "For whites only", eux, sont tous occupés.
Auparavant en 1955 à Montgomery, Rosa Park, couturière de 42 ans a violé les lois ségrégationnistes en refusant de céder sa place à un passager Blanc. Elle sera arrêter par les forces de l’ordre. Cette événement va provoqué un boycott des bus orchestrer par MLK. Le 5 décembre de 1955, le premier jour de l’action, le boycott est un succès, les autobus sont quasiment vides toute la journée.
Rosa Park est condamnée à dix dollars d'amende pour violation des lois locales de ségrégation. Le comité de boycott décide de créer une nouvelle organisation chargée de poursuivre l'action, l'Association pour le Progrès de Montgomery. M.L. King en est élu président à l'unanimité : "Nous sommes venus ici ce soir pour être délivrés de cet état de patience qui nous faisait supporter d'être privés de rien moins que la liberté et de la justice … La justice est l'amour corrigeant ce qui peut travailler contre l'amour … Et nous utiliserons seulement les instruments de la justice : la persuasion mais aussi la coercition".Un service de transport parallèle est organisé et pendant des mois, les Noirs, unis comme ils ne l'ont jamais été, s'entraident pour des services de taxis bénévoles, permettant le transport quotidien de quarante-deux mille personnes. A maintes reprises, les autorités font pression sur M.L. King pour qu'il mette fin au boycott. En mars, on intente un procès au pasteur pour violation des lois anti-boycott. Il est condamné à cent quarante jours de prison et à cinq cents dollars d'amende. Les extrémistes blancs réagissent également : en janvier, un attentat à la bombe est commis contre le domicile de M.L. King, manquant de déclencher une réaction violente qu'évite de justesse le pasteur en les exhortant au calme. Cependant, le mouvement de boycott ne fléchit pas. La victoire arrive en novembre 1956 quand la Cour Suprême des Etats-Unis déclare que les lois imposant la ségrégation dans les transports ne sont pas constitutionnelles. Au bord de la faillite, la compagnie d'autobus est finalement obligée de mettre fin aux mesures discriminatoires. Le 21 décembre, les Noirs reprennent les autobus, mais cette fois, dans les mêmes conditions que les Blancs, avec la protection d'une loi anti-ségrégationniste. La grève des bus a duré 382 jours. Martin a fait le choix de la non violence. Par ces études, il connaissait les modes d’actions de Gandhi. ML King affirme même que Gandhi lui aurait apporté le christianisme. En mai 1961, un nouveau type d'action est inauguré par treize membres du Congrès pour l'égalité raciale (CORE). Six Blancs et sept Noirs entreprennent un voyage en bus dans le Sud pour témoigner de la persistance de la discrimination raciale dans les transports inter états, ce qui leur vaut le nom de "Voyageurs de la liberté". Les ségrégationnistes répondront par plusieurs émeutes et des agressions. La police sera présente mais elle laissera faire. Cette non intervention de la police va entraîner l’agression de plusieurs voyageurs qui sont battue et des bus seront brûlé. Beaucoup d’autres combats qui aboutirons a l’acquisition des droits civiques comme le droits de vote par exemple. Comme nous avons put le voire précédemment, le mode d’action de MLK est pacifique et opte pour la non violence contrairement a d’autre leader noire américain qui eut on des modes d’action différent.
Malgré de nombreuses mesures prises pour la meilleure condition de vie des noirs aux Etats-Unis, la ségrégation envers cette population s'amplifie, notamment dans les États du Sud. C'est suite à de nombreux lynchages et persécutions commandités par les membres actifs du KKK que des populations du Sud émigreront vers le Nord.
c ) une reconnaissance difficilement acquise, le chemin de la liberté
C'est en 2007 que 6 étudiants afro-américains se retrouvent inculpés pour tentative de meurtre et renvoyés de leur établissement pour s'être bagarrés avec des adolescents de race blanche qui ne voulaient pas partager l'ombre d'un arbre. Cependant, le groupe d'adolescent blanc n'a pas été suivis en justice. Ceci témoigne aussi d'une justice a "deux vitesses" que beaucoup dénonce aujourd'hui en Amérique. Alors que l'ancien président G. Bush en réaction à l'évènement prône "l'équité de la justice". Cet arbre était soi disant réservé au individus de race blanche. Cet évènement a donc suscité un choc dans l'opinion publique américaine et la mobilisation de nombreuses personnes. Cette fois-çi c'est pacifiquement que les manifestants ont revendiqués leurs droits civiques et qu'ils désirent mettre fin au fléau qu'est le racisme. Selon plusieurs américains, le racisme perdure encore dans certains États qui sont restés malgré la longue marche pour les Droits Civiques, assez conservateurs. C'est ce que les partisans de la libération des Jena 6 ont appelés la "lutte contre les vieux démons du Sud". Pourquoi cela, non seulement à cause du caractère raciste de cet acte mais aussi à cause de sa portée symbolique. En effet, au lendemain du drame des cordes de pendues ( the stranges fruits, nom donnée lors de l'esclavagisme ) sont apparues sur le fameux arbre. Ce qui rappelle le passé des esclaves et les nombreux lynchages qui ont exister durant plusieurs années. Selon Jina Jones, la mère d'une des victimes, "c'est toujours la même rengaine, c'est à dire que les Noirs reçoivent la peine la plus lourde que la loi propose tandis que les Blancs s'en tirent avec une tape sur les doigts". Tournure quelque peu humoristique, cependant la situation dans cette ville de Louisiane est très préoccupante. Il faut savoir que la ville de Jena en Louisiane compte 85 % de Blancs et 12 % de Noirs. Il est fréquent que le coiffeur refuse toujours l'entrée au Noirs. La cause de cette discrimination, c'est sûrement la forte empreinte du "temps des champs de cotons" et que ce territoire est le berceau du K.K.K plus communément appelé le Klux Klux Klan. C’est une société secrète qui est apparue dans les états du sud après la guerre de sécession, à partir de 1886. C’est une organisation en réaction à la défaite des troupes sudistes contre les nordistes lors de la guerre de sécession.
Leur objectif principal étant de l’objectif de la lutte contre les Noirs. Lors que l’amendement de Lincoln leur avait permis l’émancipation. Ses moyens d’actions consistent dans l’emploi de la violence. Ils avaient recours aux déguisements de grande toge blanche et muni d’une grande capuche pour effrayer les Noirs. Il faut savoir que c’est une organisation composée d’une hiérarchie très structurée. Cependant, des lois seront mise en vigueur pour « freiner » ce mouvement qui a tendance à s’étendre. Il fut officiellement dissous en 1869. Ce mouvement renaîtra de ses cendres au lendemain du conflit de la 1ère guerre mondiale.
Leurs principales actions sont les massacres des Noirs a Memphis en 1865 et à la nouvelle Orléans en 1866.
C’est l’ouvrage The Clansman de Thomas Dixon qui sera le fer de lance de ce mouvement qui n’attendra que ses adhérents. Les citoyens américains se mobiliseront pour rejoindre cette organisation. Ils auront pour l’unique sensation de se sentir appartenir à une nation « orientée » autour de valeurs comme un parti politique : autodétermination, liberté d’entreprise, individualisme et respect absolu. Mais ils combattront avant tout pour la suprématie de la race blanche.
Ce sont surtout les américains de race blanche, de religion protestante et assez conservateurs qui se sentent « d’authentiques blanc américains ». Il s’opposeront aussi contre toutes formes d’athéisme, de partis aspirant aux idéologies socialistes ou révolutionnaires et bien entendu contre la libéralisation des mœurs.
C’est pour certains une marque de patriotisme. Lors de sa Renaissance, on recense 5 millions de membres actifs du KKK. De la, ils deviendront une force politique qui influencera le gouvernement. IL faut savoir que c’est le Président Wilson qui parrainera le parti. Ils s’organisent autour d’une vraie doctrine et de nos jours leurs modes d’actions sont souvent l’organisation de rassemblements, la distribution de pamphlets racistes,…
Les principaux piliers de la politique du clan sont un fort sentiment nationaliste et une discrimination raciale:
1) La Race Blanche est le pilier irremplaçable de la Nation, de notre foi et des hauts niveaux de la culture et de la technologie occidentale. Ils sont plutôt conservateurs et sont favorable a l’ethnocentrisme.2 ) Amérique d'abord : Première avant quelque influence ou intérêt étranger. Nous remarquons ici l’attache particulière qu’ils entretiennent pour la nation en excluant les minorités. 3 ) Chrétienté Positive: Le droit pour le peuple américain de pratiquer leur foi - y compris la prière à l'école. Ils ne se reconnaissent pas comme laïques et exclus toutes formes de progressisme. Cependant, un geste symbolique fut une vraie image de rébellion. Il y a 40 ans, lors des J.O de Mexico, Tommie Smith accompagné de John Carlos, a porté le courage de toute une communauté en pleine révolte sur ses épaules. Il venait tout juste de remporter la médaille d’or du 200 M aux J.O de 1968. Et même si ce qu’il venait de faire symbolisait la fin de sa carrière sportive, au moment précis ou il a reçu sa médaille sur le podium, Tommie Smith a écrit une page d’histoire. Les deux compères se sont présentés pieds nus sur le podium, la tête baissée et ont brandi leur point vêtu d’un gant noir, symbole du Black Panther, lorsque l’hymne national américaine fut entamer. Leur principal objectif était de protester contre le racisme et la discrimination aux Etats-Unis. Tommie Smith déclare qu’il ne voulait pas seulement terminer la course et recevoir une petite tape sur l’épaule. Sa victoire devait être le symbole et c'est pour le coup une façon de monter que les J.O prennent une dimension sportive mais aussi politique. « Même avant de poser ce geste nous étions pointés partout où nous allions » a raconté M. Smith a la Grande Époque. Cela montre bien que malgré qu’ils fassent parti de l’équipe sportive américaine, ils n’échappaient pas au racisme, et aux discriminations. « Parce que nous étions des athlètes nous avions utilisé notre position pour représenter les besoins de la communauté noire ». Ici nous voyons bien que ceux-ci représentaient toute une communauté, que leur geste n’était pas spécifique a eux-mêmes mais a tous un groupe. Peter Norman, le médaillé d’argent australien a soutenu ce geste politique. Mais celui-ci en a payer les conséquences :en effet celui-ci a remarqué que les autres athlètes l’évitaient en raison de son geste de solidarité envers Smith et Carlos. A l’époque, plus de 400 millions de personnes dans le monde on vu cette protestation a Mexico, cette scène représente aujourd’hui un point marquant du mouvement de droits civils. Mais a l’époque la foule ne l’a pas entendu de cette oreille, la réaction fut particulièrement hostile. En effet, Smith, Norman, et Carlos furent hués par la foule alors qu’ils quittaient le terrain. Les journalistes se sont aussi acharné sur eux, l’Assiociated Press avait comparé leur geste a un genre de salut « nazi ». Le journaliste sportif, Brent Mushburger les avait qualifiés de « chemises noires » groupe nazi paramilitaire a la peau foncé. Mais ce n’est pas tout, le président du comité International olympique de l’ époque, Avery Brundage,a déclaré que le sentiment politique de leur protestation contrevenait a l’esprit olympique et a ordonné la suspension des 2 athlètes de l’équipe américaine et leur expulsion du village olympique. De plus, beaucoup d’emplois leurs furent refusé, ils leur étaient impossible de louer des appartements. Suite a cela, Tommie Smith n’a pu que se lancer dans l’éducation, il est devenu assistant d’éducation physique a Oberline College. John Carlos a aussi vécu des moments difficile, il a déclaré dans une entrevue, au Los Angeles Times : « ma première femme est décédé en raison de cela. Elle s’est enlevé la vie parce qu’elle ne pouvait vivre avec les pressions de Mexico ».
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par histoiredesafrosamericains
a ) inégalités spatiales , sociales et économiques:
En 2005, 39,9 % d’Afro-Américains vivent aux Etats-Unis soit 12.7 % de la population américaine. Plus précisément, 54% de la communauté noire américaine résiderait dans les États du Sud, notamment au sein de l'État de la Louisiane avec les villes de la Nouvelle-Orléans (67%), de Baltimore (64%) et de Atlanta (61%).
En 1960 l'espérance de vie d'un homme noir est de 35 ans contre 50 ans pour un homme blanc. Cette statistique témoigne bien des mauvaises conditions de vies des Noirs aux Etats-Unis. Mais qu’en est il de la situation actuelle ?
Lorsqu'on traverse les ghettos, par exemple les quartiers du Bronx et de Harlem à New-York, le quartier de Hough à Cleveland ou encore le quartier de Roxburry à Boston, il est souvent difficile de ne pas être stupéfait face aux paysages à la fois obscur et sinistre. Ces paysages qui composent les kilomètres de rues jalonnées de maisons abandonnées, de magasins éventrés aux devantures taguées et calcinées. Sans parler des terrains vagues envahis d'éboulis et de mauvaises herbes qui sont jonchées d'ordures. Ce paysage rappelle les scènes d’affrontement lors des tensions sociales entre civils et forces de l’ordre. A travers ces paysages, on se souvient de ces émeutes raciales meurtrières qui avait poussées la violence à son paroxysme, à l'heure ou des milliers de « corps noirs » jonchaient le sol après la répression des policiers.
Même les habitants de ces quartiers évoquent "une ville quasi-lunaire au lendemain d'un bombardement". C’est donc un sentiment de violence qu’exprime ces paysages.
Cette haine envers la société qui découle sur les murs sali des grand immeubles.
Cette haine qui nourrit l'esprit des habitants déteint sur un univers souillés de toutes les scories du passé. Là ou les femmes donnaient la vie dans les sous-sols, et à chaque larmes versées, savait au fond d'elle, plus ou moins, quelle sera la destinée de leurs enfants. Aujourd’hui ce n’est plus le bruit des balles de fusils des forces de l’ordre qui résonnent dans le quartier, mais plutôt celui des armes appartenant aux membres de gangs. Fini le temps ou les jeunes « Blacks » de ces ghettos se faisaient voir au sein de manifestations ou lors d’émeutes raciales.
Deviendront-ils dealers, junkie ou alcoolique ou leader de gangs. C'est la triste réalité de ces ghettos. Cependant, il ne faut pas être trop fataliste et attendre que la situation évolue grâce au projet de rénovation urbaine qui se développent dans tout le pays notamment dans les quartiers considérés comme insalubres et facteurs d’échec social. Le maire de New York pense d’ici 2020 rénover l’ensemble du quartier du Bronx.
Welcome to the Bronx", si on ose dire bienvenue. Au recensement de 2000 ce ghetto du Bronx était composé de 36 % d'Afro-Américains contre 30 % d'habitants blancs parmi 1 332 650 habitants au total. Malheureusement ces quartiers réunissent bon nombre d'habitats insalubres et détériorés peut être du au coût du logement qui est, par exemple, beaucoup moins élevé q'à Manhattan. On constate un mauvais état sanitaire, un taux de mortalité infantile élevé, un taux de chômage massif et une forte délinquance, de plus ce quartier représente une densité très forte ( 25 866 habitants au km2 ). Mais c’est la ville de New York qui regroupe la plus importante population noire américaine avec 2 millions de résidents.
Aujourd’hui les Etats-Unis sont le quatrième pays ou il y a le plus de noirs après le Nigeria et le Congo démocratique. Ce qui témoigne de leur très forte représentation Outre-Atlantique.
Cette communauté est fortement représenté dans la catégorie des classes moyennes. En 1996, plus de 44% des noirs-américains exercent un travail qualifié, 23% des 18-24 ans étudient dans une université. Cependant le revenu moyen reste inférieur à celui des Blancs et le problème des ghettos reste d'actualité.
Cependant, 88% de cette communauté vit dans des aires urbaines, des espaces reclus et ghettoiser, plus communément appeler "neighboor hood". Tous ces quartiers à majorité noir souffre d'une véritable fracture sociale comme on pourrait le définir à la française. Le chômage des Noirs est toujours le double de celui des Blancs ; leur revenu moyen stagne depuis trente ans à 60 % de celui des Blancs ; et il y a toujours quatre fois plus de familles noires sous le seuil de pauvreté.
Aux Etats-Unis une grande partie des hommes noirs surtout ceux qui n’ont pas eu d’éducation universitaire et qui sont pauvre ne bénéficient pas du bien être économique présent aux Etats-Unis.
Des universités (Princeton, Columbia…) ont menés des études et qui montrent que le nombre de noirs américains exclus de la société est plus élevé et augmente plus rapidement que le nombres d’hispaniques et de blancs issus de mêmes milieux défavorisé.
Les populations les plus défavorisé vivent dans les centres villes. Pour ces populations terminer le lycée est beaucoup plus rare que d’aller en prison. (Malgré une baisse du taux de crimes urbains, le nombre de noirs incarcérés augmentent pour les noirs).Environ 50% des jeune noirs américains qui habitent en centre ville ne termine pas le lycée. 5 millions d’hommes noirs américains âgés de 20 à 39 ans sont au chômage, sous-employé ou non employable pour leur casier judiciaire, ce qui résulte d’une forte précarité. En 2000, 65% des jeunes noirs américains âgés de 20 à 29 ans qui n’avaient pas fini leurs études se sont retrouvaient sans emploi. En 2004, le nombre était de 72% comparé a 34% pour les blancs dans la même situation et 19% pour les hispaniques. Selon Bruce Western, sociologue à Princeton.
Les taux d’incarcération au sein de la population sont dramatiques : en 1995, 16% des noirs dont la tranche d’âge était de 20 à 29 ans qui n’étaient pas allés à l’université se retrouvaient en prison. En 2004, 21% des noirs, lorsqu’ils atteignent la mi-trentaine 6 sur d’entre eux sur 10 parmi ceux qui n’ont pas d’éducation scolaire ont étaient en prison. Le New York Times donne l’exemple d’un jeune homme : Chris Branon. Celui-ci a abandonné l’école au lycée, a eu 4 enfants de trois mères différentes, il a été plusieurs fois en prison pour détention de drogues et autres. Il a 28 ans après avoir mené ce que l’on appelle « la vie dure ». Il se dit : « fatigué des incarcérations » et cherche un travail, essayant de prendre un nouveau départ avec sa dernière compagne et c’est 4 enfants. Certains disent que cette situation est le résultat d’une mauvaise éducation scolaire absente dans les centres villes, à l’absentéisme des parents, au racisme, au déclin du travail ouvrier. Cette mauvaise éducation est aussi due à une culture des jeunes noirs qui glorifierait la vie de la rue à un travail « normal ». D’autres pensent que cette situation est liée au faite que ces enfants n’ont aucun modèle auquel se référer autour d’eux.
Selon Gary Orfield un expert de l’éducation à l’université d’Harvard : « Quand 50% des jeunes noirs habitants les centres ville ne terminent pas le lycée, cela signifie que l’on offre pas d’alternatives, et malheureusement leurs quartiers leur en offrent d’autres. Mais lesquelles, des affaires de crimes les font sombrer. C’est pour cela qu’un homme noir américain sur vingt meurt assassiné. Ces crimes sont majoritairement commis par d'autres hommes noirs .
Certains sociologues afro-américains pensent que le ghetto noir américain "n'est pas simplement un conglomérat de familles pauvres ni une accumulation spatiale de conditions sociales indésirables" qui englobe toutes sortes d'inégalités comme la privation de revenus, la dégradation du logement ou encore le fort taux de criminalité, mais une "forme institutionnelle", un instrument de fermeture et de pouvoir ethnoracial au moyen duquel une population urbaine jugée dangereuse est à la fois recluse et contrôlée par une infime partie des (représentants) d'états blancs. Certains ironisent quand à dire qu' "un ghetto est une véritable ville noire dans la ville".
L'exemple qui représente le mieux la situation que nous présente ces sociologues est bien évidemment le quartier du Bronx qui hérite d'un slogan plutôt ... ou encore le Bronx est un quartier de New York bien connu à cause de ses dérives sociales. S’il fallait s’en tenir à un stéréotype, « drugs, crime and poverty « serait l’une des seules réalités du Bronx. Enfin, il faut savoir que la population noir aux États-Unis est en majorité jeune. Ainsi, nous pouvons reconnaître le sentiment apathique et le fort taux d’abstentionnisme durant les élections depuis toujours, ce qui empêche, l’ascension sociale des Noirs et faible représentativité. Car souvent, les afro-américains ne vont pas aux urnes puisqu’il ne sentent représenter par aucuns candidats.
Les inégalités spatial, économique et social qui touche un certain nombre de noirs américains laisse à penser qu’il n’existe pas de classe moyenne noire au de classe huppé noire.
Cependant dans la communauté « black » il existe des familles qui sont au même rang social que les blancs, qui ne vivent pas la misère comme dans certain quartier défavorisé ou la population majoritaire son des afro-américains. Il y a ceux qui sont assis sur plusieurs million de dollars, ces la classe social aisé qui son souvent homme d’affaire et qui pense que Obama manque d’expérience et qu’il ne fait pas grand-chose pour la communauté noir. En résume, cette classe sociale noire doute des capacités d’Obama car il pense qu’il ne prend pas directement d’initiative pour les noirs. Ensuite il ya la classe moyenne. Ces classe moyenne qui on un niveau de vie assez convenable est très souvent ignoré par l’Amérique. La communauté blanche les définit comme des exceptions. Mais aussi vrai que sa peut l’être, cette classe moyenne détiennes des diplômes est des bons jobs. Cette classe sociale milite énormément pour la campagne d’Obama. Ils espèrent une victoire du candidat démocrate pour prouver au jeune qu’il est possible de réussir avec sa matière grise. Ils espèrent aussi que le Obama pourra restaurer les valeurs familiales, redonner aux parents le sens des responsabilités.
L’Amérique change. Certes progressivement, mais elle change et cette Amérique qui change peut être représenté a travers un exemple. Dans le comté de Gadsen en Floride, Morris Young devient le premier shérif noir dans l’histoire de ce comté des environs de Tallahassee, la capitale de l’État. Cependant avant sont élection comme shérif du comté de Gadsen, Morris Young a dut affronter des insultes du genre « No Nigger Sheriff » en français « Pas de Shérif noir », ce qui montre la crainte et le racisme qui existe encore dans des régions des Etats-Unis. Mais sont intégration au poste de shérif prouve qu’il existe réellement une évolution dans les mœurs et dans les catégories sociale, mais aussi dans les poste occupé par les afros américains.
Ces trois exemples montrent parfaitement l’intégration actuelle des noirs américains dans la société Américaine aujourd’hui. Malgré des comportements racistes et ségrégatifs envers cette communauté, on ne peut pas nié qu’aujourd’hui les noirs sont totalement ou presque totalement intégrés dans cette société. Même si les prisons américaines sont essentiellement composées de noirs. D’après une étude, le nombre de noirs dans les prisons est supérieure a celui des noirs dans les enseignement supérieure. Tout de même, ces chiffre n’est pas représentatifs de tout la communauté noirs. Effectivement, certains ont su profiter des bienfaits de certaines mesures mise en place. Ce qui traduit peut-être une réelle prise de conscience de l'élite blanche américaine qui constitue le gouvernement.
b) Les avancées mises en oeuvres pour la représentativité des Noirs:
Aux origines de cette précarité, c’est la crise 1929 qui ne fera qu’accroître les inégalités de la communauté noire. Il faut donc réagir mais la réaction sera progressive puisque les acquis sociaux n’aboutiront qu’au fil des années, c’est à dire jusqu’à nos jours. C'est pour cela que les révoltes et protestations se multiplieront.
Les mesures mises en place pour la promotion des Noirs au sein de la société américaine sont multiples. Ce sont des politiques publiques censés venir en aide aux plus démunis.
Ces mesures sont en majorité apparues à partir des années 90 mais élaborées bien plus tôt lors des années Sixties.
En terme d’emploi naîtra à la suite d’une commission spéciale, par Fitzgerald Kennedy, la garantît de méthodes de recrutement plus justes concernant les noirs américains. Dès 1964, ils pourront par l'intermédiaire de cette loi accéder à des postes à responsabilités. Cependant, nous ne pouvons pas dire que cette loi fut la solution miracle pour les Noirs qui exerçaient toujours les mêmes professions.
Par conséquent, le redistricting est en quelque sorte un programme de desegragation à l’intérieur de l’enseignement. Cette mesure affirme que la proportion d’élèves noirs au sein de chaque établissements soit équivalents à leur pourcentage dans l’Académie à laquelle ils appartiennent. Cette mesure vient en quelque sorte contré le fléau qui touchait les États du Texas, du Mississipi, de la Louisiane et de la Californie. En majorités des États du Sud. Nous remarquons encore une fois la forte empreinte du passé qui marque ces États du Sud. Ils étaient les plus marqués par la ségrégation. Cette mesure promet aussi de soumettre les établissements à de nouveaux critères d’admission. Notamment par la prise en compte des handicaps sociaux qui touche certains candidats.
Nous pouvons aussi évoquer l’Affirmative Action qui fut controversées. C’est une mesure visant à favoriser certaines personnes appartenant à des catégories sociales dont les membres auraient subit des discriminations systématiques. Pour les antagonistes, elle s’opposera à l’égalité de droits et encourage la facilité en poussant les individus discriminés à se reposer sur les quotas auxquelles ils peuvent bénéficier. Pour les protagonistes, cette politique permet la promotion sociale, économique et politique.
Parmi les plus importantes mesures, nous pouvons aussi citer la mise en œuvre du Volting Rights Act de 1965, le nombre de noirs à l’Assemblée législative étant aucunement représentatif, cette mesure promet le redécoupage des circonscriptions électorales pour favoriser et accroître le nombre d’élus noirs. Ainsi, en 1995, on dénombrait 604 noirs parmi les membres de l’ensemble de l’Assemblée législatives contre 170 en 1970. Cela à aussi permis une plus forte représentativité au Congrès.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par histoiredesafrosamericains
a) L’ascension sociale concernant la communauté « black » et la lutte d'Obama:
Quel citoyen américain aurait cru qu'un candidat noir serait un sérieux prétendant dans la course à la maison blanche. Presque personne de notre vivant, à part la figure de proue des Droits Civiques Marin Luther King. Les Afro-américains ont espérer et le rêve de M.L.K s'est enfin réalisée.
Mais que dire du vaste "fossé" qui a longtemps séparé la communauté noir de la communauté. blanche. Déjà, au début du XXéme s., le célèbre intellectuel noir Du Bois qui aura notamment inspire ces successeurs, évoquait le "Problème noire". Mais c'est le magazine Ebony, l'équivalent de Paris-Match pour les Noirs américains en France qui va plus loin en titrant en 1965, le "Problème Blanc en Amérique". C'est à dire que les seuls responsables des problèmes des Afro-américains au sein de la société viennent en partie des Blancs. Aujourd'hui, on parle de la "question noire", formule beaucoup moins agressive mais qui témoigne de problèmes équivalents. Ce "problème" peut être personnifié sous les traits d'un jeune chômeur ou en prison, vivant dans un ghetto souvent incapable d'assumer ses responsabilités de père de famille. Cependant, nous ne pouvons plus parler des Noirs comme un groupe homogène, en effet, aujourd'hui on parle certainement d'un groupe ethnique mais en aucun cas social. Par exemple, la classe moyenne de la banlieue d'Atlanta dénigre la culture rap qui s'est emparé de la société Outre-Atlantique avec virulence. Selon Oswald, 48 ans et cadre chez Chrysler., " voyez-vous ces jeunes "blacks" ont parfois des discours trop moralisateurs au yeux des noirs comme moi qui n'ont plus rien à voir avec eux. Malgré tous le respect que je porte à leurs parents. Ce sont de jeunes voyous en jeans tombant sur les chevilles, incapable d'aligner une phrase correcte. Ils ont tendance à trop nous englober dans un rôle qui n'est plus le notre. Je peux affirmer que j'ai réussi ma vie. Mon fils aînée va entrer dans l'une des universités les plus prestigieuses d'Amerique ..." Nous pouvons remarquer un phénomène social qui se développe au sein de la communauté Blacks aux Etats-Unis, c'est la rivalité entre l'afristocratie et la ghettocratie. Qui l'emportera ? Il nous semble que c'est sûrement la première puisque le président des Etats-Unis est issu de ces nouveaux noir américains qui ...Cet opposition s'est faite remarquée par l'ensemble de la société et a donc "agités" les agences de sondage. En effet, six noirs sur dix estiment que ce "gouffre" entre les valeurs de la classe moyenne et celles de la classe prolétaire s'est encore plus élargi. Mais un mois avant son élection, ce sont 83 % des noirs qui avaient une opinion favorable du candidat démocrate. Nous pouvons imaginer que Barack Obama ne touche pas seulement les Afros-Américains des "middle classes". Des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté adhèrent parfaitement à son discours de "new burgher black" ou "nouveau bourgeois noir". Cependant, de nombreux noirs restent attacher a leur culture, à la mémoire de leurs aînés. Ce passé qui habite encore les mémoire de leurs grand parents. Ceux qui ont sans cesse revendiquer les acquis de leur lutte des sixties jusqu'à nos jours. Pour beaucoup de citoyens noirs il reste des inégalités au sein de la société, l'Amérique est toujours une nation divisée entre ceux qui possèdent et ceux qui n'ont rien. Une logique qui rappelle celle du Marxisme. Et que la discrimination positive influence toujours autant après l'arrivée de deux afro-américains au gouvernement comme Condoleza Rice et Colin Powell. Mais Obama ne joue pas la "carte du candidat noir" issus de milieu modeste. Il représente l’ensemble des citoyens américains, allant de toutes les races, toutes les cultures, toutes les classes sociales et ne mènera pas de « politique raciale » comme certains aurait pu le penser. C'est-à-dire une politique orientée en faveur des citoyens Afro-américains. Mais le président des Etats-Unis se présente comme le défendeur de la cause de l’égalité des chances. Selon Barack Obama les noirs américains doivent en faire plus, plutôt que de s’apitoyé sur leur sort. Pour cela il doivent travaillé et ne pas se contenté de dénoncé les failles du système. C'est le discours qu'il a tenu devant la NAACP, la plus importante association noire américaine de défense des droits civiques. Même si Obama est le candidat de 9 électeurs noirs sur dix, il est toujours aussi mal perçu par certains qui lui reprochent de parler comme un Blanc. Selon Obama, favorable à la méthode de la discrimination positive, la bourgeoisie noire a émergée grâce à cette méthode employée dans de nombreuses universités ainsi que dans les entreprises. Pour certains, le rêve d’un président noir était un "délire" idéaliste tandis que d’autres se mettent à rêver de l’accomplissement des paroles du révérend Martin Luther King. En effet, Obama fut confronter au dur projet de rassembler aussi bien la communauté blanche que noire ainsi que les composants de diverses classes sociales qu'elles soient inférieures ou supérieures. Il utilise plutôt des termes universels au lieu de s'enfermer dans les discours des classes inférieurs. La grande question qui taraudent ses détracteurs qui sont les activistes noirs, c’est de savoir si il est "assez noir" ou s'il agit "comme un blanc". Il est bien dommage que ce soit cette question qui chaque fois reviennent à la surface au lieu de s'interroger sur les valeurs et priorités qu'il représenterait une fois à la Maison Blanche.
b) Naissance d'une élite noire:
Aujourd'hui, bon nombre d'acteurs noirs sont sous le feu des projecteurs. nous pouvons citer des acteurs charismatiques tels que Denzel Washington, Morgan Freeman, Wesley Snipes ou encore Samuel L Jackson. De nos jours, ces acteurs possèdent des rôles principaux et ont la possibilité d'utiliser le cinéma comme une "arme". Ce n'est pas dans le but d'une propagande comme au temps du régime totalitaire de Mussolini, mais au contraire pour dénoncer les mauvaises conditions sociales des Noirs aux Etats-Unis.
Cependant, ils refusent certains rôles trop stéréotypés à leur goût. Au temps de la ségrégation, leur rôle était synonymes de leur statut social sauf lorsque c'était un acteur blanc grimé de noir qui jouait le rôle de l'esclave. Les Afro-américains obtenaient souvent des rôles secondaires qui ne leur permettaient pas d'acquérir une certaine notoriété en tant qu'acteur. Ce qui les empêchaient d'accéder à l'ascension dans le monde du cinéma hollywoodien et les plongea dans l'ombre durant plusieurs années.
Nous pouvons compter une exception parmi ces acteurs plongés dans l'ombre du cinéma. Cette exception se nomme Sydney Poitier, figure emblématique et célèbre acteur noir des années soixante-dix issu d'un milieu très modeste. Il enchaîna de nombreux films concernant la ségrégation dont son premier film intitulé La Porte s'ouvre, long métrage avant-gardiste sur le scandale du racisme. Nous pouvons citer d'autres films, ou il jouera le rôle d'un jeune garçon instable devant faire face à l'exclusion, à la pauvreté et étant exposer aux tensions raciales, dans Graine de violence et La Chaîne. Cependant, ces rôles ne marqueront pas sa consécration. Mais ses premiers films à grand succès et dans lesquels il "étincela" dans ses rôles de défenseur de la cause afro-américaine s'intitulent Devine qui vient dîner et Le Lys des champs. A l'issu de ce dernier, il sera le premier acteur noir a remporté l'Oscar du meilleur acteur. C'est un tournant pour lui et sa communauté. Selon lui, "je me devais de défendre la cause de mes semblables puisque j'ai la possibilité de m'exprimer au grand jour, me concernant c'est derrière une caméra". En effet, c'est un homme très attaché aux droits civiques, il choisira des rôles porteurs d'un message, le plus souvent social.
Incontestablement, Sydney Poitier aura lui aussi permit à une génération de noir américains de rêver d'égalité. Mais aux yeux de la communauté blanche, il sera plutôt toléré qu'accepté. Même si ces films "dégageait" un souffle d'espérance chez la communauté Black, ils ne traduisait pas toujours une réalité. Vers la fin de sa carrière, ses rôles ressemblait plutôt à celui de l'"Oncle Tom". Cette réalité fut extrêmement différente pour beaucoup. En effet, à l'heure ou les émeutes raciales "secouaient" les Etats-Unis, le parti des Blacks Panthers incita ses partisans à passer à l'action militante. Même si les films de Sydney Poitier avaient une influence positive sur cette population, ils ne reflétait pas vraiment les conditions de vies d'une majorité d'afro-américains. Il fallait comprendre leur ras-le-bol concernant ces acteurs noirs limités à leur rôles de simples serviteurs. Ils voulaient qu'un acteur noir joue un "rôle à part entière". Ils désiraient un cinéma plus proche de leur réalité, qui leur ressemblait. C'est à dire un cinéma fait pour eux et par eux. C'est peut-être ce qu'incarne la personnalité que nous allons aborder par la suite.
Conflit de génération mais exerçant dans le même domaine. C'est le réalisateur Spike Lee qui est issu d'un milieu favorisé et qui sera le nouveau porte-parole des Noirs aux Etats-Unis. Il est donc à son tour été spectateur et confronté aux injustices sociales et économiques qui touchaient les quartiers noirs. C'est son film Nola Darling n'en fait qu'a sa tête qui lui permettra la reconnaissance dans le monde du cinéma. C'est la première fois qu'un réalisateur noir réalisait un film concernant les préoccupations de la jeunesse noire avec une touche d'humour. D’un seul coup se dévoilait au regard du grand public la mosaïque de la société américaine qui jusque là était en marge de la représentation cinématographique Outre-Atlantique.
Selon une observation de plusieurs producteurs ou journalistes afro-américains, "le nombre de personnes de race noire a considérablement augmenté ces dernières années" mais les heures de grandes écoutes laissent transparaître une ségrégation systématique. Par exemple, les acteurs afro-américains sont d’avantages présents dans les séries-comédies. Cependant, ils se font rares lors des journaux télévisés du soir ou du midi. Une chaîne comme CBS Entertainement recense à peu près 2600 employés de races étrangères. D'après Ralph Farquahr, producteur de race noir chez CBS, "les Noirs sont largement dépeints comme des bouffons insignifiants" avant d'ajouter que ce phénomène aurait hériter du modèle Hollywoodien. En, " Hollywood a constamment transformé les vrais enjeux et véritables préoccupations" des différentes races ethniques en sujets humoristiques. Nous pouvant deviner immédiatement quel genre de clichés se dégageaient derrière ces rôles caricaturaux. Mais est-ce que ces nombreuses émissions ou séries-comédies apparues dès le début des années ... ont combattues ou renforcer ces préjugés, ces images "collées" à ces acteurs issus des minorités. Certains, pensent à rendre ces séries plus réalistes pour renforcer leur caractère solennel. C'est à ce moment qu'il y aura une réel prise de conscience et rendra les auditeurs moins passifs.
Même si des séries comme The Cosby show ou encore Le Prince de Bel-Air ont connu un véritable succès auprès des téléspectateurs américains en faisant partie des "séries américaines familiales". Ces séries sont apparues au début des années 80 mettant toutes deux en scène une famille plutôt aisée. Par conséquent, toutes familles afro-américaines ne pouvaient s'identifier aux personnages de cette série. Les personnages principaux étant pour la plupart afros-américains.
Cette série faisait découvrir aux téléspectateurs pour la première fois des afros-américains ayant une bonne situation.
En effet, elle fit succès mais le bilan fut mitigé, en effet, les critiques seront partagées puisque certains affirmeront que cette série montrait ce que les Afros-Américains pourraient un jour devenir, ils pensaient que montrer la vie d'une famille "Black" au quotidien contribuerait à la réduction des problèmes de racismes aux Etats-Unis. D'autres pensaient que cette série ne reflétait pas la réalité et ignorer les relations entre Blancs et Noirs. Ce qui a même permis de lancer la carrière de certains acteurs comme Will Smith qui connaît gloire et célébrité jusqu'à aujourd'hui.
Des producteurs comme H.Farquarh ont en vain tenté de rendre leurs séries un brin réaliste comme South Central. Hélas, cela a déplu à la direction de CBS qui lui reprochait "un manque d'amusement". Hors, certains acteurs ont bâtît leur reconnaissance au sein de leur communauté en jouant pour des comédies et des films d'humours comme l'humoriste Chris Rock ou le célèbre acteur Eddy Murphy.
En réaction à cette discrimination qui s'étend même jusque dans le cinéma s'est érigé un courant pourtant ancien nommé la Blaxploitation. C'est un courant culturel, cinématographique et social qui est apparue dans les années 70 mais toujours d'actualité. Avant sa création, la condition sociale des Noirs n'a pas évolué malgré les victoires symboliques pour les Droits Civiques. Les individus de race noire se trouvent sans cesse "rabaisser" à leur statut d'ancien esclave et à leur couleur de peau. En effet, c'est la discrimination raciale qui a pris la place de la ségrégation des années 60, s'y ajoutent les problèmes fréquents de sociétés comme le chômage, la criminalité, la drogue... Il est temps pour la communauté noire d'être entendue par touts les moyens mis à sa disposition. Ce courant s'est avant tout battu pour une plus forte représentativité des acteurs "Blacks" dans le milieu cinématographique. Selon Melvin Van Peebles, fondateur de la Blaxploitation, "le noir au cinéma, c’est encore et toujours le cireur de pompes ou à défaut, le gendre idéal, sans la moindre trace de vice, pouvant inquiéter l’opinion blanche américaine". Cette évocation virulente témoigne de son désir de bouleverser les conventions du genre cinématographique.
Cette élite est non seulement présente dans le cinéma avec des acteurs qui détiennent des premiers rôles, mais aussi dans le domaine politique avec une apparition qui se fait à partir de la première guerre du golf. C’est Coline Powell, né à Harlem (New York), dans une famille d'immigrants jamaïcains, et fut élevé dans le quartier de South Bronx qui ouvre la voie aux Noirs pour l'entrée au gouvernment. Il a des ancêtres africains, écossais et irlandais. Il représente tout à fait le Melting Pot américain. Colin Powell est le premier afro-américain à accéder au poste de chef d’État-major des armées d’août 1989 à 1993, sans être passé ni par West Point, ni par l’Académie navale d'Annapolis. Avant l’occupation de son poste, certains l’on vu comme un « parachuté » et produit de la discrimination positive. Colin Powell exerçât les fonctions de Conseiller à la sécurité nationale du président Ronald Reagan de 1987 à 1989 ; il présidera le Conseil National de Sécurité. Il est le premier Afro-américain et le plus jeune officier à occuper de telles fonctions. Il remet de l'ordre et ramène le calme dans une institution secouée par l'affaire de l'Irangate qui est un scandale politique survenue aux milieux des années 1980 aux Etats Unis. Avec lui, seul le talent compte et c'est ce qu'il entend montrer. Il voudra "punir" ses détracteurs. De son bilan personnel, l’opinion publique américaine fut assez satisfaite et voyaient en lui une personne étant largement capable d’assumer de telles responsabilités. De sensibilité plutôt démocrate, le général Powell reste fidèle au parti de Reagan qui est le parti républicain., entraînant avec lui bon nombre de Noirs américains, séduits par le culte de l'effort personnel, c'est le "self-help", et de la réussite individuelle, spécifiques des années Reagan. Cependant, c’est Grand admirateur aussi de Martin Luther King, il dit un jour que « le temps des droits civiques appartient désormais à l'histoire ancienne des États-Unis. ». Colin Powell participa a la guerre du golf pour être enfin le 65e secrétaire d’état au côté de George Bush malgré la politique très discriminatoire de ce dernier.
A la succession de Coline Powell vient une personne d’origine noire américaine. Condoleezza Rice née à Birmingham en Alabama, un état du sud ou elle va être souvent confronté à la ségrégation raciale. Elle est à 55 ans, la deuxième noire américaine et la deuxième femme à occuper ce poste. Elle sera confrontée à la ségrégation raciale qui existait à l'époque dans cet État du Sud des États-Unis. Elle avait 8 ans quand sa camarade d'école, Denise MC Nair, âgée de 11ans, fut tuée dans un attentat à la bombe contre l'église baptiste de la 16e rue, une église afro-américaine proche de chez elle, à Birmingham en Alabama, attentat perpétré par des membres du Ku Klux Klan. Plus tard, à un professeur raciste de l'université de Denver qui argumentait sur la supériorité intellectuelle des Blancs elle déclara : « Celle qui parle le français, ici, c'est moi. Celle qui joue Beethoven, c'est moi. Je possède votre culture mieux que vous. Ce sont des choses qui s'enseignent. ». Sont parcours politique commence par sont engagement pour les républicains car elle fut déçus par la politique étrangère de Jimmy Carter (président des Etats Unis de janvier 1977 à janvier 1981). S’intéressant de prés a la politique d’armement, elle devient en 1989, la spécialiste du Bloc de l’Est au conseil de la sécurité nationale sous George Bush père puis conseillère à la sécurité nationale de Georges Bush fils en 2001. Jusqu'à la démission de Coline Powell du poste de secrétaire d’État des USA. Ces deux exemple de réussite des noirs américains dans le domaine politique avec comme réussite final l’élection de Barack Obama qui devient le 44e président des Usa et le premier président noir prouve bien que aujourd’hui il existe réellement une élite noir dans le domaine politique.
Les noirs américains ou afro-américains sont aussi très présents dans le domaine musical et sont à l’ origine de nombreux courants musicaux. Nous verrons que nous pouvons parler d’élite noire dans la music USA. Commençons par le Blues. Apparu dans les régions aux champs de coton à la fin du XIXéme siècle, le blues est aujourd’hui a l’origine de nombreux styles musicaux. Ce sont donc les noirs esclaves à cette époque qui créèrent ce style musical dans les champs de coton pour égailler leur mal être. Avec le temps le blues comme tout style musicaux va connaître sont apogée et ces icônes comme John Johnson qui est la première vedette du blues. Viendra ensuit Muddy Waters, John Lee Hooker ou encore Jimi Hendrix qui est probablement la star du blues la plus connut. Toutes ces personnes sont d’origine afro-américaine ce qui prouve qu’il existe une élite noirs dans le domaine musical. Cette élite va être présente dans d’autre style musicaux comme le RAP avec comme star les plus connut de nos jours 2pac, 50cent ou Snoop Dog. Ce style musical apparer au Etats-Unis au début des années 1970. Les noirs américains sont au devant de la scène dans la majorité des style musicaux par exemple le Jazz avec Ray Charles, la soul avec James Brown ou encore la Funk avec Kool and the gang. Tous ces styles musicaux sont des dérivés du Blues ou s’en inspire pour composer leur texte. Tout ces élément nous permettent de conclure qu’il existe réellement une élite noire dans le domaine musical au Etats-Unis.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par histoiredesafrosamericains
Ainsi, aujourd’hui de nombreux citoyens afro-américains se demandent s’ils sont inséparables de l’histoire des Etats-Unis. Mais des développements nouveaux n’ont cesser de troubler le mécanisme de la société américaine. Plus particulièrement celui des institutions qui sont devenues plus souples envers les noirs et qui sont de véritables facteurs de réussite.
Grâce à l’émergence d’idéaux de grands hommes comme Martin Luther King, ou encore Malcolm X, les populations noirs américaines ont trouvé l’ « appui » qu’ils recherchaient pour s’élever face à une société « étouffante » de discriminations raciales et sociales. Ils ont été des fers de lance pour l’acquisition de droits primordiaux, comme le droit au Bonheur.
Aujourd’hui la « question noire » ne semble plus être un problème comme il l’était à partir des années Sixties et pendant la lutte pour les Droits civiques. Cette question soulève beaucoup d’interrogations mais la majorités des citoyens blacks pensent «avoir franchit un cap ». Mais en dépit des progrès accomplit c’est surtout l’ampleur des inégalités socio-économiques qui demeurent frappante. Des programmes de désagrégation sont toujours en cours d’application ce qui nous laisse penser que
En outre, la mobilité sociale qu’offrait de nombreux programmes de luttes pour la desegregation ont en partie tenue promesse. Nous pouvons distinguer une élite noire aux Etats-Unis étant capable d’influencer l’opinion publique. De plus, l’élection d’un candidat de couleur renforce (la position des noirs) et peut totalement bouleverser les opinions. Ainsi, Obama n’a pas été élu seulement par des citoyens « Blacks » mais par l’ensemble de la société américaine.
Un phénomène qui n’est pas encore tout à fait visible en France, étant un pays qui fut confronté à des problèmes sociaux similaires avec le problème de l'exclusion, celui de l'intégration, le chomâge... En effet, les minorités ne sont pas toujours visibles au Parlement.